dimanche, 05 juillet 2009
Un peu de hauteur historique....
...n'a jamais fait de mal, bien au contraire !
J'ai trouvé (enfin) une traduction satisfaisante de la partie I du film, déja ancien (2007) , "Zeitgeist:the movie" de Peter Joseph. Il s'agit évidement d'un pseudonyme, d'une date fictive, d'un hébergeur anonyme etc... Bref, quand vous aurez vu le contenu, vous aurez vite compris pourquoi ces précautions, comme le firent tant de prestigieux prédécesseurs comme La Mettrie par exemple et tant d'autres.
Inutile de préciser que la totalité du contenu me sied parfaitement, et qu'il éclaire d'un jour nouveau le triste principe de domination exercé par les religions et par le christianisme en particulier.
La phrase de La Boetie n'a jamais été autant d'actualité....« soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libre »
samedi, 04 juillet 2009
J'ai trouvé cette petite phrase....
... croustillante, et qui résume tellement ma pensée.
« Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent. »
Cavanna (Humriste)
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jeudi, 21 mai 2009
Nucléaire, rien à signaler
Je vous propose de regarder le dernier film (RAS : nucléaire rien à signaler) de mon ami Alain De Halleux passé sur Arte le 12 mai 2009. Il s'agit de vous faire découvrir ce qui se passe derrière les 5m de barbelé entourant toutes les centrales du monde et celles d'EDF en particulier. Je dis bien découvrir parcequ'aucun d'entre vous n'a la moindre idée de ce qu'il va voir. Et pourtant c'est bien de votre sécurité qu'il est question désormais.
J'ai travaillé plus de 10 ans en centrale. J'ai même fais travailler ceux dont il est question dans ce film, et beaucoup d'autres aussi. Ce qu'ils décrivent est la réalité ignorée de vous tous parceque le petit monde des DATR (25000 personnes) est plus habitué aux secrets issus de la vieille culture nucléaire qu'aux discours médiatiques. De toute façon ils en sont privés d'accès par le pouvoir. Mais aujourd'hui ils parlent. Enfin!
Ils nous parlent de ce lent glissement vers une logique financière. Ils nous parlent des conséquenses sur leur vie des décisions des rapaces à la tête des compagnies d'electricité. Il fut un temps ou l'énergie électrique était considéré comme un bien commun, comme l'eau. Ils en ont fait une marchandise comme les autres.....Pour combien de temps? Combien de temps mettrez vous à dire NON?
Pour repondre à cette question allez voir ce film:
09:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, prestataire, edf, electrabel, cruas
vendredi, 09 janvier 2009
Et bien pas moi....
... Il est hors de question de demander pardon à qui que ce soit! Bien au contraire. Je suis athée, physicien, matérialiste et l'ensemble de mes connaissances m'ont démontré que 2 batiments, dans lesquels je suis monté, aussi élastiques que le WTC (j'y ai ressenti le balancement par grand vent) n'ont aucune raison de tomber seul en 11 secondes.
Alors JMB ! il serait peut-etre temps d'avoir des couilles comme tu dis si souvent !
jeudi, 06 novembre 2008
Vous avez le choix...
....entre la pillule bleue et la pillule rouge.....
Si vous prenez la pillule bleue , il ne se passera rien, tout restera comme avant, votre Moi n'en sera jamais altéré et vous continurez de dormir du sommeil du juste.
En Revanche si vous choisisez la pillule rouge, alors ce sera l'aspiration dans le grand néant, la précipitation hors de la Matrice : l'accouchement.
Vous vous reveillerez seul et avec la gueule de bois. Et ...................plus rien, non plus rien definitivement ne sera comme avant..............
Alors................................. "choisi la PILLULE BLEUE et tu restes au pays des merveilles ............................OU choisi la PILLULE ROUGE et tout s'arrête. Après tu pourras faire de beaux rèves et penser ce que tu veux."
18:15 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 25 octobre 2008
La crise expliquée à ma fille
Crises des subprimes : une explication très simple pour ceux qui essayent encore de comprendre
Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le pas de Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu’elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut aussi augmenter un peu les prix de base du « Calva » et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de la banque locale, quant à lui, pense que les ardoises du « troquet » constituent, après tout, des actifs recouvrables et commence à faire crédit à Mme Ginette ayant les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des Traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n’est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux bourses de Francfort et de Paris, etc .., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c'est-à-dire les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces « dérivés » sont alors négociés pendant des années comme si il s’agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de
80 pays.
Jusqu’au jour ou quelqu‘un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n’ont pas un « rond » pour payer leurs dettes.
La buvette de Mme Ginette fait faillite.
Et le monde entier l’a dans le cul…….
07:39 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, financiere, bulle, banque
mardi, 21 octobre 2008
Comprendre l'économie
Je vous invite a regarder ces conférences elles sont d'une extraordinaire clareté:
VIDEO SUR LE SITE D'ATTAC A VISIONNER D'URGENCE POUR COMPRENDRE
jeudi, 09 octobre 2008
Crise avant tout systèmique
1. « Subprimes » ? Le point de départ est une véritable escroquerie. Les banques occidentales ont gagné énormément d'argent sur le dos de ménages US en grande difficulté à qui on extorquait des remboursements exagérés. En se disant que s'ils ne parvenaient pas à rembourser, on raflerait leur maison pour une bouchée de pain.
2. Seulement une crise bancaire ? Pas du tout. Il s'agit d'une véritable crise économique qui démarre par le secteur bancaire, mais dont les causes sont bien plus profondes. En réalité, toute l'économie US vit à crédit depuis plus de trente ans. Les entreprises s'endettent au-delà de leurs moyens, l'Etat s'endette au-delà de ses moyens (pour faire la guerre), et on a systématiquement poussé les particuliers à s'endetter, seul moyen de maintenir artificiellement une croissance économique.
3. La cause profonde ? Pas question de l'indiquer dans les médias traditionnels. Pourtant, les subprimes ne sont que la pointe de l'iceberg, la manifestation la plus spectaculaire d'une crise générale de surproduction qui frappe les Etats-Unis, mais aussi les pays occidentaux. Si le fin du fin pour une multinationale consiste à licencier des travailleurs en masse pour faire faire le même travail par moins de gens, si en plus on baisse les salaires par toutes sortes de mesures et avec l'aide de gouvernements complices, à qui donc ces capitalistes vendront-ils leurs marchandises ? Ils n'ont cessé d'appauvrir leurs clients !
4. Juste une crise à surmonter ? L'Histoire montre que le capitalisme est toujours allé d'une crise à l'autre. Avec de temps en temps, une « bonne guerre » pour en sortir (en éliminant des rivaux, des entreprises, des infrastructures, ce qui permet ensuite une jolie « relance »). En réalité, les crises sont aussi une phase dont les plus gros profitent pour éliminer ou absorber les plus faibles. Comme à présent dans le secteur bancaire US ou avec BNP qui avale Fortis (et ça ne fait que commencer). Seulement, si la crise renforce la concentration du capital aux mains d'un nombre toujours plus petit de multinationales, quelle sera la conséquence ? Ces super - groupes auront encore plus de moyens d'éliminer ou appauvrir la main d'oeuvre pour se faire une concurrence encore plus forte. Donc, retour à la case départ.
5. Un capitalisme moralisé ? Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)
6. Sauver les banques ? Bien sûr, il faut protéger les clients des banques. Mais ce que l'Etat fait en réalité, c'est protéger les riches et privatiser les pertes. L'Etat belge, par exemple, n'avait pas cent millions d'euros pour aider les petites gens à maintenir leur pouvoir d'achat, mais pour sauver les banques il trouve cinq milliards en deux heures. Des milliards que nous devrons rembourser. Ironie du sort : Dexia était une banque publique et Fortis a avalé une banque publique qui tournait très bien. Grâce à quoi ses dirigeants et actionnaires ont réalisé de juteuses affaires pendant vingt ans. Et maintenant que ça va mal, leur demande-t-on de payer les pots cassés avec les milliards qu'ils ont mis de côté ? Non, on nous demande à nous !
7. Les médias ? Loin de nous expliquer tout ça, ils mettent l'accent sur des aspects secondaires. On nous dit qu'il faudra chercher les erreurs, les responsables, combattre les excès et bla bla bla. Or, il ne s'agit pas des erreurs de tel ou tel, mais d'un système. Cette crise était inévitable. Les sociétés qui s'écroulent sont les plus faibles ou les plus malchanceuses. Celles qui survivent, en acquerront encore plus de pouvoir sur l'économie et sur nos vies.
8. Le néolibéralisme ? La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néolibérale de ces vingt dernières années. Or, ce néolibéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, que je viens d'étudier en préparant mon livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez", le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère. Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de médiamensonges et de ragots. Pourquoi ?
9. Le tiers-monde ? On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières premières qu'elle risque d'entraîner.
10. L'alternative ? En 1989, un célèbre auteur US, Francis Fukuyama, nous annonçait « la Fin de l'Histoire » : le capitalisme avait triomphé pour toujours, prétendait-il. Il n'a pas fallu longtemps pour que les « vainqueurs » se cassent la figure. En réalité, l'humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la « chance » (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète. Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous.
(Michel Collon : www.michelcollon.info)
04:42 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : subprime, crise, financière, banque, argent
dimanche, 05 octobre 2008
Qu'est ce qu'une banque?
Vu les développements récents de la crise financiere, que seuls les abrutits du gouvernement n'avaient pas vu venir, je suis régulièrement sollicité pour tordre le coup à quelques idées reçues.
Je manque de temps pour répondre à tous; amis, collègues , militants et autres camarades....j'ai donc décidé de trouver sur le Net un outil simple capable de se substituer à mes éxplications. Et j'ai trouvé!!!!
Allez voir et écouter ceci car c'est très très bien fait. Où on y comprend comment une banque crée de l'argent à partir de rien!
21:52 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 11 juillet 2008
La grande casse
Le droit de déroger au droit des 35 h… L'opt-out à la française !
de Gérard Filoche
Les coups de grisou tuent moins aujourd'hui que les accidents cardio-vasculaires. Mais le stress et le surtravail ruinent plus sûrement les vies. Toute attaque contre la limitation des durées du travail est une attaque à la fois contre la santé des travailleurs et contre les salaires : elle vise à faire travailler plus et à gagner moins, ce qui est le programme réel, en œuvre, concret, de Sarkozy.
S'il existe une durée maxima du travail limitée à 10 h par jour et 48 h par semaine c'est pour défendre la santé des travailleurs contre les exigences des employeurs et parfois contre eux-mêmes, s'ils sont poussés à les subir. C'est une question fondamentale d'ordre public social.
S'il existe aussi une durée légale du travail à 35 h c'est qu'elle sert de référence à tous les salaires, à la mensualisation à 151 h 66, au Smic, aux grilles conventionnelles, et c'est le seuil du déclenchement des heures supplémentaires majorées à 25 % puis à 50 % puis à 100 %. C'est encore une question d'ordre public social.
Ce 8 juillet 2008, le gouvernement qui clame sur tous les toits son envie de casser cet ordre public social, n'a pas encore osé aller jusqu'au bout, et c'est tant mieux ! Il n'a ni abrogé la durée légale à 35 h comme l'exige le Medef, ni supprimé les durées maxima de 10 h et 48 h du travail, comme l'exigent les néo-libéraux - qui l'ont porté en Europe à 60 ou 65 h hebdomadaire (encore que Xavier Bertrand ait signé en Europe en expliquant que cela ne s'appliquerait pas en France… pour le moment !).
Mais hypocritement, lâchement, le gouvernement Sarkozy-Fillon-Bertrand fait quand même le travail de sape, pas à pas. Loi par loi. Décret par décret. Il module, dérégule, casse l'ordre public social républicain.
Il vient de donner de nouvelles possibilités, dans le cadre établi de la loi scélérate de Fillon du 4 mai 2004 qui permettait déjà de déroger « par le bas », en défaveur des salariés. C'est l'opt-out à la française.
Le gouvernement et l'Assemblée UMP ont augmenté le nombre de cas où il deviendra possible de remettre en cause au niveau de l'entreprise, ce qui a été décidé au niveau de la branche et au niveau de la branche ce qui a été décidé au niveau interprofessionnel ou au niveau de la loi.
Il a fait adopter la loi Bertrand sur la « durée du travail » qui permet de saper par le bas l'ordre public social des 35 h au détriment des salaires, des droits, de la santé, des conditions de travail et de vie des salariés. Ainsi, il sera possible dorénavant, quand elle sera promulguée, être signé par les syndicats, des « accords d'entreprise » qui dérogeront, pour les cadres, aux 35 h et aux 218 jours de travail qui y correspondaient en cas d'accord sur des « forfaits jours ».
(Attention, jusque là, TOUS les cadres, sauf les rarissimes cadres supérieurs, ont un horaire de droit commun, contrairement à de fausses légendes, un « forfait jour » ne se présume pas, il doit être explicite, il ne pas permet pas légalement de dépasser les durées maxima ni d'éviter le paiement des heures supplémentaires. Et il ne peut exister sans l'accord d'une majorité de syndicats : il n'échappe pas au contrôle des horaires ni au paiement des heures supplémentaires en cas de dépassement ; en principe toute heure au-delà du contingent annuel d'heures supplémentaires autorisé – porté de 130 à 220 h par Fillon - doit être majorée à 100 %).
Un nouveau plafond a été fixé à 235 jours par la nouvelle loi Bertrand le 8 juillet, ce qui revient si une majorité de syndicats signe un tel forfait, à réduire les repos à 130 jours par an (104 jours de repos hebdomadaires + 25 jours de congés et au 1er mai) supprimant l'équivalent de tous les jours fériés.
Faire travailler les cadres 235 jours au lieu de 218, les syndicats qui prendront la responsabilité de signer cela auront une lourde responsabilité ! On peut dire que ce seront des syndicats « jaunes ».
Mais on peut penser aussi que le gouvernement facilitera ensuite la signature par des « non-syndiqués » comme l'ANI du 9 avril le laisse entrevoir. De même qu'il évoque des accords « majoritaires » possibles et nouveaux avec 30 % de salariés seulement.
De même que des « accords » de branche étaient déjà possibles pour déroger au contingent annuels d'heures supplémentaires (230 h dans la poissonnerie, et 360 h dans les HCR).
On peut prédire aussi qu'ensuite, ils étendront aux non-cadres ce qui a été imposé à ceux-ci.
On peut aussi être certains que les nombreux employeurs qui ne paient pas déjà, de façon frauduleuse, une heure supplémentaire sur deux, essaieront d'en profiter pour imposer 45 h à 55 h voire 60 h par semaine sous prétexte qu'il n'y a « plus d'horaires ».
Enfin, le gouvernement permet de déroger à la majoration à 25 % des premières heures supplémentaires, pour les ramener à 10 % reniant ce qu'il avait prétendu faire avec la loi TEPA d'août 2007 : tout cela finit donc en obligation de travailler plus pour gagner moins !
Les heures pourront être plus nombreuses et moins majorées partout où le rapport de force sera moins favorable aux salariés, lorsque les syndicats laisseront faire ou signeront, lorsque les employeurs feront du chantage à l'emploi et à la délocalisation. C'est cela la destruction de l'ordre public social, là où il sera le plus vulnérable, sans doute dans les PME et TPE.
En attendant les cadres pourront être soumis légalement à des horaires qui remontent à ceux du 19ème siècle et qu'il a fallu des décennies de combat social pour limiter et bloquer. Stress, AVC, karoshi, burn out... C'était déjà le cas souvent mais illégalement. Cela tend à devenir légal. Il deviendra encore plus difficile d'obtenir justice, réparation, et de faire valoir ses heures pour avoir un salaire décent.
Car la finalité de toutes ces attaques contre la durée du travail ne visent pas, en dépit du mensonge gouvernemental, a faire travailler plus mais à faire gagner moins.
mardi 8 juillet 2008 -23h34






